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Étude des mammifères au parc départemental du Sausset à l’aide de capteurs photographiques

Une étude se déroule depuis avril 2017 au parc départemental du Sausset pour en savoir plus sur un groupe d’espèces méconnu en Seine-Saint-Denis : les micromammifères.

Du fait de leur difficulté à être détectés, les mammifères – et en particulier les micromammifères (souris, loirs, mulots, écureuils, taupes… Plus d’une quarantaine d’espèces en France !) – de la Seine-Saint-Denis restent méconnus. Un des objectifs du plan de gestion du parc du départemental du Sausset est d’améliorer les connaissances sur ce groupe dans le but de les intégrer aux choix de gestion.

Un stage de master 1 a donc débuté en avril 2017 pour mener deux études à l’aide de capteurs photographiques : un inventaire qualitatif et une révélation de la prédation au niveau du Marais, milieu du parc hébergeant de nombreux oiseaux Natura 2000.


Concernant l’inventaire qualitatif, des capteurs ont été placés sur l’ensemble du parc afin d’obtenir le même effort de prospection. Il existe de nombreuses limites à cette méthode d’inventaire, comme l’impossibilité de déterminer les espèces de micromammifères contactées.
Les campagnols étant absents de ce premier état des lieux, les pelotes de réjection de Hibou moyen-duc (Asio otus) sont actuellement étudiées. Des collecteurs de poils seront installés pour référencer les Mustélidés. Afin de compléter les données recueillies, des captures seront mises en place (à l’aide de boîtes-pièges de l’Institut national de la recherche agronomique, Inra). L’utilisation des pièges photographiques en première approche et la combinaison de ces différentes méthodes d’inventaire permettent d’optimiser le nombre d’espèces répertoriées tout en réduisant le recours aux captures.

Au sujet de la prédation, l’ensemble du Marais a été prospecté avec des capteurs photographiques. Cette étude a montré la présence d’au moins trois Chats domestiques (Felis catus) sur les abords du milieu humide et de trois Renards roux (Vulpes vulpes) qui fréquentent des îlots isolés par des canaux en eau. La pression de prédation (notamment domestique) semble forte sur ce territoire.

Des propositions de gestion, par exemple forestière, seront faites à la fin des études encore en cours et leurs résultats seront diffusés au sein du réseau des observ’acteurs de la biodiversité en Seine-Saint-Denis.


Photo 1 - Légende : Un cliché pris grâce aux capteurs photographiques - © Département de la Seine-Saint-Denis
Photo 2 - Légende : Espèces répertoriées avec les capteurs photographiques et une partie des pelotes de réjection de Hibou moyen-duc (Asio otus).

seine-saint-denis.fr

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