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Histoire et paysages

Situé entre le canal de l’Ourcq et la ville de Bobigny, le parc départemental de la Bergère est aménagé sur un lieu dont le territoire est chargé d’histoire.

Enclavé au sein d’un important réseau urbain de transports, d’industries et d’habitations, cet espace vert de 15 hectares est devenu essentiel pour le cadre de vie des Balbyniens et plus largement des communes riveraines qui viennent y respirer au cœur d’une ville dense.

 Bobigny dès l’époque gallo-romaine

Bobigny tire son nom de Balbinius, nom d’un ancien général romain qui créa une villa dans l’ancienne forêt de Bondy. Le nom a évolué en Balbiniacum puis en Baubigny puis Bobigny.

La présence humaine y est attestée dès 350 avant J.C. par la découverte des vestiges d’une vaste cité gauloise comprenant une nécropole de 521 tombes, la plus importante connue à ce jour en Europe.

Entre la fin du Moyen Âge et la Révolution française Bobigny s’agrandit.

Sous l’Ancien Régime, le territoire balbynien présente le paysage agraire caractéristique du centre du Bassin Parisien, à savoir la prédominance de labours et la rareté des bois.

Le lieu-dit « la Bergère » évoque l’importance du pacage des moutons, notamment sur les terres humides moins propices aux cultures. Un troupeau unique est alors rassemblé sous la conduite du berger de la paroisse.

 Bobigny au 19ème et 20ème siècle : entre agriculture et industries

Anciens jardiniers des marais parisiens d’où ils tirent leur nom, les maraîchers s’installent en banlieue, au milieu du 19ème siècle, et se consacrent au ravitaillement en légumes de la capitale.

En 1929, la ville de Bobigny est de loin le premier centre de production avec 140 maraîchers.

La construction du canal de L’Ourcq est décidée par Napoléon. Mis en service le 2 décembre 1808, le canal permet l’acheminement d’une eau de bonne qualité vers Paris qui en manque pour ses habitants. Grâce à cette nouvelle voie navigable, Napoléon souhaite aussi constituer un important pôle économique. Le canal est emprunté par des « flûtes », longues et étroites embarcations qui transportent des matériaux de constructions comme le bois et la pierre. Mais la préférence du transport ferré voit le trafic décroître au début du 20ème siècle.

Au début du 20ème siècle, l’eau du canal a pu être de mauvaise qualité à cause des activités industrielles qui s’étaient installées à proximité. Après des investissements dans l’amélioration du réseau hydraulique, elle présente aujourd’hui un vrai potentiel écologique. La couleur verte du canal témoigne de la présence d’algues qui atteste de sa qualité. Les canaux de Paris envisagent même de réutiliser l’eau du canal dans le réseau secondaire de la capitale.

 L’aménagement du parc de la Bergère

Le parc départemental de la Bergère est aménagé, d’est en ouest, en quatre tranches successives entre 1981 et 1990. Espace créé dans un souci d’amélioration du cadre de vie des habitants, le parc complète aussi la trame verte du département.

Cet espace offre un paysage varié aux yeux des promeneurs : buttes, vallonnements, vastes aires découvertes permettant les jeux, aménagements divers (aire de jeux pour les enfants, parcours de santé…).

Les unités paysagères entourant le parc, s’organisent en bandes successives. La canal en est un élément fédérateur, qui paradoxalement reste très peu perceptible depuis l’extérieur.

Ce dernier est bordé par une rangée de peupliers, masse végétale significative de part sa taille. La RN3 lui répond en arborant quand à elle des platanes d’une envergure similaire. Entre les deux, se sont développées des industries tournées vers la RN3 et entourées de hauts murs côté canal. Ce qui n’autorise que très peu de percées visuelles vers les rives du canal et le parc de la Bergère.

L’urbanisme sur dalles de la ville de Bobigny pensé dans les années 60 afin de séparer la circulation des automobiles de celle des piétons, rend l’accès au parc rapide mais un peu compliqué.

Un itinéraire partant du parc de la Villette et se terminant à Sevran a été aménagé et permet de s’y promener en vélo ou à pied. Il traverse d’abord des zones industrielles, puis des banlieues denses, et finalement des bois à la découverte d’un paysage varié. Cet axe de découverte sera sans nul doute un itinéraire touristique majeur du département. Un premier jalonnement touristique permet d’ailleurs de se renseigner aux différents points importants du patrimoine urbain.
En 1990 la plateforme des manifestations est aménagée à l’ouest du parc. Elle accueille depuis lors, la manifestation Terre en Tête, Biennale de l’environnement pour un développement durable.

 Une Maison du parc voit le jour

La Maison du parc imaginée par l’architecte Laurent Salomon est construite en 2003 avec sa grande esplanade donnant sur le Canal de l’Ourcq.

C’est un bâtiment construit dans l’esprit HQE(Haute Qualité Environnementale) qui préfigure la vocation environnementale voulue pour le site.

On remarque le choix du bois comme matériau pour les façades ainsi que les trois éoliennes assurant une partie de l’alimentation en énergie. C’est également un bâtiment où de nouveaux matériaux à vocation écologique ont été testés en grandeur nature.

La Maison du parc accueille le poste de garde, un point d’information et un hall d’expositions sur l’écologie urbaine. Depuis quelques années, un programme d’animations en éducation à l’environnement est initié auprès des scolaires, des centres de loisirs et du grand public.

seine-saint-denis.fr

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