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L’histoire du parc

Le peuplement de la vallée du Sausset remonte à plus de 6 000 ans. Autrefois occupé par la Forêt de Bondy, le site était couvert de bois, clairières, friches, marais.

De chasseur, cueilleur, pêcheur, l’homme devint agriculteur, jardinier, après défrichement du site. Les paysagistes du parc ont retracé cette histoire.

 L’idée d’un parc

Le projet d’un parc urbain lié à l’aménagement de l’étang de Savigny (5 ha) et celui de construire un grand parc intermédiaire entre parc urbain et parc forestier, sont à l’origine de cet espace vert.

Les projets d’urbanisation et le développement d’une zone d’activités sur un sol plat nécessitaient la création d’un réseau d’assainissement et de bassins de retenue d’eaux d’orage dont fait partie l’étang de Savigny. Celui-ci devait être accompagné d’un parc de 33 ha.

Par ailleurs, les études d’urbanisme et le projet régional de la Ceinture verte mirent en évidence la nécessité d’un parc au nord-est de la Seine-Saint-Denis.

Enfin, la volonté d’atteindre 10 % de la superficie du département en espaces verts publics, a conduit le Conseil général de la Seine-Saint-Denis à décider la réalisation d’un parc de 200 ha.

La conception du parc est confiée à Claire et Michel CORAJOUD, lauréats du concours de maîtrise d’oeuvre.

 Les lignes directrices des paysagistes

Dans un site devenu urbain, le parc est destiné à retisser des continuités spatiales dans des unités paysagères offrant aux usagers des milieux propres à satisfaire les désirs de nature de chacun.

Le site du parc était nu et plat. Il fut décidé de garder ce paysage calme et puissant. Les grandes infrastructures ayant rompu la continuité du site et de la ville, il fallait rattacher les usagers à leur territoire. Le végétal étant utilisé comme principal matériau pour donner la texture du parc, il convenait de laisser en place le sol le plus riche de France.

Ce lieu devait être préservé des nuisances urbaines, et donner une image de campagne, conciliant ville et nature par le croisement des lignes, et les espaces qui les limitent.
Quatre lieux dominants s’articulent autour de la gare :

- une scène forestière,
- une scène agricole,
- une scène bocagère,
- une scène de parc urbain avec un étang et un marais.

La maîtrise des masses végétales et les espaces qu’elles limitent, donnent les paysages.

 Le parc sort de terre

Le sol en place étant maintenu, c’est le végétal qui sera appelé, par sa masse, à donner au site, volume et relief. Longs à pousser, les arbres furent donc plantés en premier, au cours de l’hiver 1981 – 1982.

Les premières lignes tracées sur ce territoire sans relief furent orientées en direction opposée aux vents dominants et favorables à l’ensoleillement aux heures de grande fréquentation.

Le second tracé rappelle les pattes d’oie des forêts de chasse d’Île-de-France permettant une vision générale des lieux.

Enfin un mail relie la cité et la gare. Au nord s’installe la Forêt, entrecoupée de clairières, s’ouvrant largement sur les parties plus riantes du Bocage. A partir de ces lignes, les différents paysages se constituent.

La plantation de 110 000 arbres d’espèces indigènes sur 70 ha, alternant avec les clairières donneront le relief, tandis que les haies bocagères et les buissons des zones sauvages délimitent, dans les 110 ha de pelouses et prairies, des lieux favorables à la sérénité.
Un marais de 2 ha, alimenté naturellement est creusé en 1983.

 Les arbres poussent, le parc évolue

Les masses végétales se mettent en place, satisfaisant les besoins des usagers. Un autre mode de gestion, plus naturel, répond à leurs attentes nouvelles. La nature spectacle fait place à une nature vécue.

La croissance des végétaux et la conception des paysagistes ont montré un potentiel fort d’implantation de la nature. Les notions de biodiversité sont apparues progressivement.

En tenant compte de tous ces facteurs, nos modes de gestion et d’aménagement ont été réorientés. Ainsi un fauchage annuel remplace les tontes systématiques. Bientôt la pelouse se transforme et la prairie fleurie s’installe. Insectes et oiseaux apparaissent. Bien sûr, de vastes gazons sont aussi conservés pour la détente et les loisirs des usagers.

Nous appelons "gestion harmonique" l’ensemble des pratiques d’aménagement et d’entretien qui selon les secteurs et les milieux favorisent le développement des plantes sauvages, les céréales et les plantes messicoles, ainsi que celui de la faune qui leur est liée, créant des biotopes complets.

 Il n’est pas terminé

Pour le confort du public des aménagements sont encore à venir, que ce soit les équipements de jeu, la signalétique et l’accessibilité aux handicapés. Un vignoble pédagogique de 2300 pieds de vigne a également vu le jour l’hiver 2004 dans la partie du Puits d’Enfer.

Les études sont toujours menées sur le site avec nos partenaires en vue d’améliorer la biodiversité. Petits aménagements et nouveaux modes de gestion permettent de concilier les préoccupations environnementales, favoriser la biodiversité, éviter les traitements polluants et contribuer au respect de l’environnement par des actions d’éducation à l’environnement.

Aussi l’ensemble de ce travail a été reconnu au printemps 2006 par le classement d’un site « Natura 2000 » en Seine-Saint-Denis, dont fait partie le parc du Sausset. Ce classement met en valeur la richesse d’un patrimoine naturel à préserver à l’échelle européenne.

seine-saint-denis.fr

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