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Les milieux

Le parc offre trois milieux naturels bien distinct. Ceux-ci, encore jeunes depuis la fin de l’aménagement du parc présentent déjà une richesse naturelle remarquable. Bien avant son ouverture au public, le site faisait déjà partie du réseau « Natura 2000 en Seine-Saint-Denis ».

Les milieux humides

Auparavant uniquement entouré par le Canal de Chelles et la Marne, le site de la Haute-Ile a vu son visage totalement changer avec la réouverture des chenaux, l’aménagement des îlots, fossés et prairies humides.

Rapidement ces nouvelles zones humides ont été prises d’assaut par de nombreuses espèces végétales aquatiques, par les insectes, amphibiens et oiseaux.
En quelques années, les massettes se sont développés dans les chenaux, offrant aux Gallinules poules d’eau et Foulques macroules des lieux pour se cacher. De nombreuses espèces d’oiseaux se sont installées pour nicher : Canard colvert, Grèbe huppé, Grèbe castagneux, Cygne tuberculé.

Des aménagements ont été pensés pour favoriser la nidification de certaines espèces : des gravières le long des berges pour le Petit Gravelot, l’installation d’un radeau empierrée pour la Sterne pierregarin qu’un couple utilise pour nicher depuis deux années.
Chaque année, aux périodes de migrations, de nombreuses espèces d’oiseaux viennent aussi s’y reposer et y passer quelques jours.
Les berges ont également vu la réapparition d’une plante herbacée, la Salicaire à feuilles d’hysope Lythrum hyssopifolia qui n’avait plus été observée dans le département depuis plus d’un siècle.

Le fossé de décantation alimentant en eau la prairie humide, future frayère à brochets, est une zone idéale pour les insectes et les amphibiens. De nombreuses espèces de libellules viennent s’y reproduire, les grenouilles y trouvent leur nourriture avant de servir elle-même de déjeuner à la Couleuvre.

Les boisements

Issu de l’évolution de la friche, le boisement à l’intérieur du parc est relativement jeune. Ce peuplement d’une trentaine d’année est essentiellement constitué d’essence pionnières comme le Bouleau blanc, le Frêne commun, l’Erable sycomore. Quelques chênes et merisiers commencent à le coloniser. Conservé dense pour limiter sa pénétrabilité par le public, il reste un lieu propice à la nidification de l’Epervier d’Europe.
Les boisements qui forment la ripisylve le long de la Marne, présentent eux des sujets plus âgés, donc certains ont souffert lors de la tempête de 1999. Les arbres morts ne présentant pas de danger sont conservés en chandelle et servent d’habitat aux pics. Sinon le bois mort est laissé sur place profitant ainsi à un cortège d’insectes et autres dégradeurs du bois.
A l’intérieur de la ripisylve, des zones d’orties sont conservées afin de permettre l’installation de la Grande Cuscute, espèce parasite de l’ortie, rare et protégée dans la région.

La friche centrale

Suite à l’abandon des terrains cultivés par l’Hôpital de Ville-Evrard, une végétation pionnière a colonisé le lieu. Des inventaires faunistiques et floristiques réalisés au fil des ans ont permis d’établir la richesse spécifique du lieu et l’observation d’espèces inféodées à ce type de milieu comme la Pie-grièche écorcheur.

Afin d’éviter la fermeture de la friche et son évolution naturelle vers le boisement, le département a opté pour une gestion la plus écologique possible et la moins dérangeante pour la faune : le pâturage.
Ainsi, plusieurs vaches de la race Highlands Cattle et une cinquantaine de brebis de race Solognote gèrent le site. Ces deux races ont été choisies pour leur rusticité et pour leur impact sur les espèces ligneuses et herbacées.
Afin de conserver plusieurs types de milieux, la friche centrale est divisée en quatre secteurs et gérés en rotation. Les zones plus herbacées et fleuries attirent ainsi de nombreuses espèces d’insectes, qui font ensuite le régal des passereaux comme le Tarier pâtre, l’Hypolais polyglotte ou la Fauvette grisette.
Ces derniers profitent ainsi du couvert des cornouillers sanguins ou des aubépines pour nicher.
Les zones de friches sont également le terrain de chasse privilégié de nombreux rapaces  : faucon crécerelle ou autres faucons en migration, buse, épervier d’Europe. Le Hibou des marais, espèce qui a été observée en migration quelques jours, profite également de ce type de milieu ouvert pour se nourrir.

seine-saint-denis.fr

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