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Les milieux

Si le Parc forestier de la Poudrerie est essentiellement boisé à 90 %, la présence de mares forestières et d’espaces ouverts herbacés assure le maintien d’une flore et d’une faune riches et diversifiées.

Une forêt âgée et diversifiée

Le boisement du parc est issu de la forêt de Bondy qui, au XVIIIème siècle, s’étendait sur 3 500 hectares au nord-est de Paris.

Dès la fin du XVIIIème siècle, les « poudriers » ont enrichi et entretenu les boisements qui préservaient cette activité « Défense » des regards indiscrets.
Si la végétation est dominée par des formations forestières du type « chênaie-charmaie », le promeneur découvrira des allées où sont alignés des Marronniers d’Inde, ou des Noyers noirs, des Platanes plantés sur les merlons de terre, et au hasard d’une clairière d’autres espèces ornementales comme des Séquoiadendrons ou des Cyprès Chauves.

En 1999, la tempête a modifié le paysage du parc (5 % du boisement a été touché) concourant à régénération naturelle du boisement vieillissant.

Les espèces de Pics sont représentées dont le Pic noir (1 couple et demi !) et le Pic Mar tous deux nicheurs sur le parc dans les vieilles chênaies.
Parmi les rapaces, le parc accueille un couple de Faucon crécerelle, ainsi que des Chouettes hulottes. Il est aussi assez facile d’y croiser des écureuils, qui peu farouches, s’adonnent à des courses poursuites dans les arbres.

Le cœur forestier est laissé le plus sauvage possible pour éviter le piétinement et permettre au sous-bois de se couvrir au printemps d’anémones et de jacinthes des bois. Du bois mort est volontairement laissé au sol et en chandelles pour l’installation de cortèges d’insectes et d’oiseaux…

Les milieux humides

Les milieux humides du parc sont constitués de mares artificielles et de fossés créés lors de l’aménagement de la Poudrerie impériale ; ce réseau ingénieux était principalement alimenté par l’écoulement des eaux pluviales ruisselant sur les toitures des 300 bâtiments (environ 20 ha). Les mares servaient également de réservoirs contre les incendies.

Aujourd’hui, avec la destruction de la plupart des bâtiments, elles sont menacées d’assèchement et demandent une alimentation durable artificielle rendue possible par le passage d’un grand collecteur d’eau pluviale à proximité.
Elles constituent des milieux riches pour le site en accueillant une remarquable diversité de batraciens et autres amphibiens : salamandres tachetées, tritons, crapauds et grenouilles. Les oiseaux y sont également présents : Gallinule poule d’eau, Canard colvert, Héron cendré.Le Martin-pêcheur peut être croisé seulement le long du canal.

Les pelouses

Minoritaires sur le parc, les pelouses se retrouvent au sein des clairières et le long de certaines allées. Elles se sont substituées aux bâtiments de production de poudre et en indiquent les emplacements historiques. Afin d’augmenter la biodiversité des milieux, des fauches tardives sont notamment pratiquées le long des lisières des 10 ha de pelouses.
Cette pratique favorise le développement d’une flore diversifiée comme l’Orchis pourpre, mais également la venue de nombreux insectes comme les papillons. Elles constituent des territoires de chasse privilégiés pour les oiseaux.

seine-saint-denis.fr

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