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Les zones naturelles

L’une des richesses particulières du Sausset tient dans la diversité de ses paysages et de ses milieux, qui abritent chacun leurs propres cortèges d’espèces.

 Milieux humides et aquatiques

A la fois lieu de reproduction, zone de halte migratoire ou d’hivernage, c’est au bord de l’eau que l’on retrouve la plus grande diversité du parc. Ru, marais et étang… plusieurs possibilités pour les espèces sauvages de trouver le gîte et le couvert.

Des plus communs aux plus rares, ce n’est pas moins d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux inféodées ou non aux milieux aquatiques qui est présente sur le parc. C’est aussi une dizaine d’espèces de poissons (la bouvière dans le marais, la carpe, perche commune...), des mammifères (pipistrelle commune, rat surmulot...), des batraciens (diverses grenouilles vertes et hybrides), et une multitude d’insectes (gerris, ranatre, notonecte, et autres libellules...).

L’Étang de Savigny, dans les Prés carrés, est un bassin d’expansion des crues liées au ru du Sausset. C’est aussi le principal plan d’eau du parc, par sa taille. Joncs, scirpes, acores, carex, renoncules et lysimaques sont présents sur les berges, où les Poules d’eau et les Foulques macroules peuvent nicher. L’île, refuge inaccessible à l’homme, est idéal pour les oiseaux. Le nid du Héron cendré couronne le pin. Le saule pleureur est le perchoir des Cormorans.

A proximité, le Marais dont le niveau d’eau fluctue en fonction de la hauteur de la nappe phréatique, présente une structure très diversifiée. Il est ainsi colonisé par des plantes des milieux humides : iris, carex sur les berges, plantes des vases exondées, plantes demi immergées des eaux stagnantes (roselière, typhaie) ; plantes aquatiques (nénuphars) et amphibies (menthe aquatique)... qui permettent la nidification ou l’hivernage d’une bonne diversité d’oiseaux, cependant limitée par la petite taille du site.

Le Grèbe huppé y a déjà fait son nid, une belle population de Bécassines des marais y passe l’hiver et nous espérons y observer un jour un nid de Blongios nain, jusqu’ici seulement de passage.

 Milieu forestier

Dans la pinède claire ou la chênaie touffue, plantes et animaux jouent silencieusement à cache-cache avec le promeneur, qui sera également surpris par d’étonnants champignons, qui poussent sur les troncs morts ou les tapis de feuilles.

A l’exception du chêne rouge d’Amérique, les essences d’arbres plantés dans les boisements pendant l’hiver 1981-1982 sont originaires d’Ile de France.

Les feuillus sont répartis sur 36 ha et le pin sylvestre, principal conifère, en couvre 5 hectares. Les feuillus de la Forêt sont regroupés par associations. La hêtraie regroupe le hêtre, le charme et le sorbier.
La chênaie rassemble le chêne rouvre, le chêne sessile, le chêne rouge, le merisier, le tilleul. Les frênes et les érables se retrouvent dans la frênaie. L’ensemble de ces zones constitue une mosaïque de milieux forestiers intéressante du point de vue de la diversité.

Cette diversité est par ailleurs complétée par les lisières qui bordent les boisements. Milieux intermédiaires entre prairie ou pelouse et forêt, les lisières abritent une faune et une flore qui leur sont propres.

Au Sausset, elles sont constituées par un mélange d’arbustes tels que le noisetier, le prunellier, le cornouiller, l’aubépine, le chèvrefeuille, le néflier... Ensemble diversifié d’épineux ou d’arbustes à baies il offre le gîte et le couvert à une foule de petits mammifères et de passereaux comme la Fauvette grisette, le Pouillot véloce ou la Mésange à longue queue.

De la cime des arbres à l’humus du sol, cette forêt pourtant bien jeune accueille déjà la faune spécifique à ce milieu.

Oiseaux nicheurs (Corneille noire, Grive draine, Mésange charbonnière...) ou hivernants (Hibou moyen-duc, Tarin des aulnes, Mésange huppée...), côtoient les Lérots, Renards et Hérissons. De même, la bonne diversité des champignons dans le sous-bois du parc, mise en évidence par l’inventaire de la Société Mycologique de France est un signe de la richesse de ce milieu.

 Le Coteau sec

Un milieu étonnant s’est installé à la faveur des remblais apportés initialement pour construire la passerelle au-dessus de la voie du RER… .

Des « pelouses » ont poussé sur ce coteau artificiel, modelé par les terres marneuses des remblais apportés initialement pour construire une passerelle au-dessus de la voie du RER. Elles constituent aujourd’hui un écosystème naturel particulier où l’on distingue des zones :
- de friches à cirses, cardères et tussilages,
- de prairie à avoine élevée, dactyles et potentilles rampantes (plantes qui craignent à la fois les excès de sécheresse et d’humidité),
- des zones de pelouse calcaire à chlore, domaine du lotier, de l’anémone pulsatile et de plusieurs espèces d’orchidées,
- des zones reconquises par les arbustes comme le cornouiller sanguin et le rosier sauvage.

Autrefois, ce type de milieux était considéré comme des friches agricoles, des pâturages où chèvres et moutons venaient paître. Ce milieu est l’une des grandes richesses du parc. Sa diversité floristique attire de nombreux insectes, les passereaux trouvent là un terrain de chasse intéressant, telle la Fauvette babillarde qui s’y reproduit.

Durant la période hivernale, où le monde des insectes est en sommeil, il est toutefois possible d’observer certains passereaux (Bergeronnette grise, Linotte mélodieuse, Verdier d’Europe...), ainsi que des micro-mammifères (Campagnol des champs, Musaraigne carrelet...), et certains de leurs prédateurs (Epervier d’Europe, Faucon crécerelle...).

La période estivale, quant à elle, fait le bonheur des insectes, la présence de criquets des pâtures, d’une multitude de coléoptères et de papillons (fadet commun, l’argus bleu, le paon du jour...), entraîne celle de leur prédatrice, la Mante religieuse.

 Le Bocage

La partie la plus champêtre du parc a été aménagée à l’image des terres agricoles d’antan ; tout un réseau de haies arborées ou arbustives occupées par une faune particulière.

Les haies bocagères freinent le vent et protègent les cultures et les animaux fréquentant les espaces qu’elles délimitent. Elles sont constituées d’arbres de grande taille perchés sur un petit talus (chênes, merisiers, frênes, sorbiers...) d’arbrisseaux et d’arbustes (aubépines, lilas, noisetiers, églantiers...), sans oublier la strate herbacée.
Sous leur protection, de nombreuses petites parcelles de plantes utilitaires : blé, orge, maïs, tournesol, pomme de terre... ont été semées ou plantées. Ce sont les oiseaux et les rongeurs qui se chargeront de la récolte.
Dans ce secteur de 47 ha on trouve aussi des espaces ouverts constitués de prairies fleuries et des prairies de fauche. Cette alternance de champs, de prairies et de haies rend le bocage si attractif pour la faune.

La variété des espèces végétales offre lieux de nidification et nourriture aux oiseaux qui les fréquentent. Merle noir, Fauvette des jardins, linotte mélodieuse... y font leur nid, et Grives draine et musicienne, Serin cini, bruant proyer... y consomment les fruits cueillis dans les haies. On y retrouve une quarantaine d’espèces d’oiseaux. Il faut aussi noter les terriers de lapin et leur prédateur, le Renard roux, qui a élu domicile au pied des haies. Un autre mammifère, bien plus discret, la Belette, est visible tout au long de l’année dans cette partie du parc. Les insectes et autres petites bêtes ne sont pas en reste avec la présence de coléoptères multicolores et de l’araignée dite « argiope frelon ».

 Les prairies

Pour le plaisir des yeux et des myriades d’insectes à la recherche de nectar, les prairies fleuries ont la part belle au parc.

Les prairies fleuries sont remarquables par l’abondance des floraisons de printemps et d’été. Artificielles à l’origine, elles ont évolué suite à l’installation d’espèces indigènes spontanées, favorisée par une gestion appropriée. Les coquelicots, bleuets, et autres plantes messicoles (liées aux labours, cultures et moissons) ne peuvent s’épanouir qu’à l’occasion de semis nouveaux.

Ailleurs, les prairies humides sont dominées par les graminées (pâturin, dactyle, brome) associées à l’orobanche du picris, la grande consoude, sureau yèble et autres fleurs adaptées.
Ces prairies de fauche tardive accueillent une faune très variée tout au long de l’année. Les graminées et les plantes à fleurs abritent toutes sortes d’insectes (papillon Piéride du chou, Carabe à reflet d’or...) et autres petites bêtes comme les araignées (Araignée citron, Epeire diadème...), mollusques (Escargot petit gris, Limace rouge...) et myriapodes (Iule, Ccolopendre...).
Les vertébrés sont évidemment présents avec les mammifères (Lapins, Renard, Campagnols…) et quelques espèces d’oiseaux nicheurs et d’autres utilisant la prairie comme zone de chasse (Hirondelle rustique, Martinet noir, Bergeronnette printanière...) ou de manière erratique comme le Tarier des prés.

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