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Nos expérimentations en ingénierie écologique

Depuis sa création, l’ODBU mène des essais en matière de végétalisation alternative, pour favoriser la présence de nature en ville. Découvrez les expériences en cours…

Les toitures végétalisées

Pour restituer la trame verte et bleue en milieu urbain, les bâtiments sont des éléments importants à prendre en compte. Le marché des toitures végétalisées a connu une croissance sans précédent ces dernières années. Malgré cet essor, l’intérêt pour la biodiversité de la plupart des toitures commercialisées reste mitigé ; les pratiques les plus favorables ne sont pas encore bien identifiées.

Une première étude réalisée en partenariat avec Natureparif en 2010 avait révélé l’importance du substrat et de son épaisseur pour permettre le développement d’une grande diversité de végétaux avec le minimum d’entretien.

Depuis 2012, trois toitures expérimentales ont été aménagées au parc départemental Georges-Valbon, afin d’identifier les conditions de réussite technique (choix des substrats, des végétaux, contraintes de portance, d’étanchéité, de coûts) d’un aménagement avec substrat épais sur des toits existants.

Dès la première année d’existence de l’expérimentation, la toiture dite « vitrine », visant à promouvoir les bonnes pratiques en matière d’aménagement et de gestion, a bénéficié d’un bon taux de recouvrement végétal (entre 40 et 50%). Elle accueille non seulement des espèces sélectionnées plantées (une quarantaine), mais aussi de nombreuses plantes spontanées, créant ainsi de nouveaux micro-habitats pour la faune locale. Avec 76 espèces végétales recensées en 2016, cette toiture s’apparente de plus en plus à une friche urbaine, autant par sa composition floristique que son aspect.

La seconde toiture présente également des résultats intéressants obtenus grâce à l’expérimentation de substrats alternatifs (tuile, béton) à ceux généralement employés sur les toitures végétalisées (pouzzolane, argile). En 2016, on y a recensé 62 espèces végétales (pour une vingtaine plantées à l’origine).

Enfin, sur la troisième toiture, qui n’est n’y traitée, ni plantée, un apport spontané de feuilles mortes des arbres situés aux alentours a permis la pousse de plantes vivaces et spontanées comme les sedums. Un suivi floristique est également effectué sur cette toiture « témoin » car il est intéressant d’observer comment un tel milieu est naturellement colonisé par la végétation.

Les sols recyclés

En France, chaque année plus de 3 millions de mètres cubes de terre végétale et de granulats sont utilisés pour la réalisation d’espaces verts publics. L’approvisionnement en terre végétale commence à être difficile pour les grandes agglomérations.

Afin de préserver ces sols et de limiter les coûts d’approvisionnement, le Département de la Seine-Saint-Denis et la société ECT ont souhaité étudier la possibilité de reconstituer des sols fertiles en passant par le recyclage local de matériaux inertes et de déchets verts pour les plantations urbaines.
Outre la préservation des sols naturels, l’enjeu est de valoriser les déchets de démolition et les déchets verts produits localement et souvent peu ou non recyclés, du fait du manque de débouchés.

Depuis début 2013, différents mélanges de terres stériles, de compost et de béton ont été testés en champs, à Villeneuve-sous-Dammartin (Val d’Oise) pour répondre à 3 usages :

  • les arbres d’alignements,
  • les prairies de parcs et jardins,
  • les cultures.

Les premières analyses effectuées après la mise en place des placettes étaient très encourageantes et montraient que les sols reconstitués sont rapidement propices à l’accueil de la macrofaune environnante. L’expérimentation s’est poursuivie en 2016 et 2017, tout comme l’analyse de ses résultats.

Les plantes grimpantes

Cette expérimentation a été lancée en 2015, au parc départemental du Sausset, aux abords de l’Étang de Savigny. Elle a pour but de mieux comprendre les comportements de cinq associations de plantes grimpantes (Lierre, Chèvrefeuille, Houblon…), dans des conditions contraintes, notamment en absence d’irrigation. Il s’agit également d’identifier une alternative aux murs végétalisés, dispositifs gourmands en eau et en fertilisants.

Tous les résultats et documents issus de ces expérimentations sont consultables sur le REVES, Ressources pour un Environnement Vert en Seine-Saint-Denis, destinées aux professionnels.

seine-saint-denis.fr

Retrouvez toute la vie du département sur le site officiel de la Seine-Saint-Denis

Contacts

Pour toutes suggestions, renseignements ou réclamations concernant les parcs départementaux.