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Retour sur 3 ans d’expérimentation d’une toiture végétalisée

Depuis 2013, la Direction de la Nature, des Paysages et de la Biodiversité (DNPB) expérimente plusieurs substrats de toitures sur le centre technique du parc départemental Georges-Valbon. L’objectif, comparer des substrats alternatifs et durables et ceux vendus dans le commerce sur leur capacité à être favorables à la biodiversité.

La DNPB a imaginé de tester deux substrats alternatifs avec pour la partie minérale, des matériaux issus de la déconstruction de bâtiments (tuile non vernis et béton concassé) et de comparer leur évolution à deux substrats fréquemment utilisés par les aménageurs (pouzzolane et argile). À cette partie minérale a été ajoutée une partie organique issue des matériaux de fauche et de coupe du parc (BRF et compost).

Des échanges avec le Conservatoire botanique national du Bassin Parisien ont abouti à la sélection d’une vingtaine de végétaux locaux inféodés au microclimat des toitures (plante de jour, résistante à la sécheresse, etc) qui ont été semés. Cette expérimentation est suivie chaque année par inventaires botaniques et analyses de sol (physique, chimique et biologique).


De ces trois ans d’expérimentations, on peut dresser les grands enseignements suivants :

  • bien que très utilisé, le substrat de pouzzolane n’apparaît pas le plus intéressant pour une biodiversité du sol et de la végétation.
  • les substrats de tuile et de béton sont compétitifs par rapport aux deux autres. Ils pourraient sans nul doute être utilisés dans la construction de toitures. On notera tout de même un poids plus important du béton qui est une vraie contrainte en termes de respect de la portance des toits.
  • enfin, le substrat d’argile, léger et capable de retenir un volume d’eau important s’est montré en termes de dynamique des sols et des végétations, très légèrement plus intéressant que les autres substrats.

Ces toitures végétalisées offrent de nouveaux habitats en ville particulièrement favorables au développement de la biodiversité. Leur empreinte écologique n’est cependant pas neutre, agir sur la composition de la partie minérale des substrats en réutilisant des matériaux de déconstruction est une première étape pour la diminuer !

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