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D’un challenge à un autre : après Pâques, observons les lapins hors des parcs !
ODBU | Challenge Observ’acteur /
mardi, 2 mai 2017

Un défi inédit à l’espèce : « Lapin de Garenne »

Les beaux jours sont revenus et le soleil brille sur les parcs et jardins, squares et balcons de la Seine-Saint-Denis. Une période propice à l’observation naturaliste.
Après le défi « oiseaux », nous lançons un nouveau challenge.
Pour la première fois, nous vous invitons à observer non pas une famille, mais une espèce précise : le Lapin de Garenne.

La présence du Lapin de Garenne (Oryctolagus cuniculus) est attestée depuis le Moyen-Âge en Seine-Saint-Denis et ce mammifère lagomorphe d’origine ibérique fait donc partie de notre paysage depuis plusieurs siècles.

Selon les époques, il est apprécié ou considéré comme un fléau pour les cultures et les boisements. Tour à tour élevé à l’état semi-domestique dans de grands clos (les garennes qui lui ont donné son nom), laissé à l’état sauvage, chassé, braconné, le Lapin de Garenne voit aujourd’hui ses populations décliner à l’échelle de l’Europe.

Ce déclin est dû principalement à la diminution de son habitat naturel, la fragmentation des populations et l’apparition de maladies (comme la myxomatose et la maladie hémorragique virale du lapin). La fragilité des populations peut être aggravée par des pratiques de chasse non raisonnées.

L’objectif de l’Observatoire départemental de biodiversité urbaine (ODBU) : en savoir plus sur les lapins sauvages

Depuis plusieurs année, l’ODBU s’interroge sur la question paradoxale du lapin.
Ces animaux sont certes nombreux dans les parcs départementaux mais les scientifiques se demandent quel est l’état des populations dans des milieux très urbains comme celui de la Seine-Saint-Denis.

Du point de vue de la perception, les avis sont très partagés : certains les adorent, d’autres les considèrent comme nuisibles.

Dans tous les cas, même s’il s’agit d’une espèce commune, l’UICN (l’Union internationale pour la conservation de la nature) la considère aujourd’hui comme quasi-menacée à l’échelle du globe.

Enrichir la connaissance sur le lapin, grâce à l’observation

En 2016, le Département a lancé une thèse sur le lapin en milieu urbain, selon une approche à la fois sociologique et écologique. Léo Martin, doctorant au Muséum national d’Histoire naturelle, étudie ces petits mammifères depuis plus d’un an en partenariat étroit avec les équipes des parcs départementaux.

Si Léo a déjà récolté beaucoup de données sur les grands parcs de la Seine-Saint-Denis, il souhaite en savoir plus sur les Lapins de garenne des villes et jardins de la Seine-Saint-Denis. Il s’agit donc de recueillir en priorité des informations hors des parcs. Alors n’hésitez pas, aidez-le et contribuez à enrichir la connaissance sur le Lapin de garenne !


Comment participer ?

Créez un profil sur la web app’ Observ’acteur et entrez vos observations directement en ligne. Vous pouvez ajouter des photos et nous signaler si vous avez un doute sur votre observation.

Une fiche de l’application, spécialement créée pour l’occasion, vous permet de voir l’avancée du défi « Lapin de garenne ». C’est à vous de jouer !

Attention, il ne s’agit pas de noter vos observations de lapins de compagnie, même s’ils sont mignons et très photogéniques, mais bien de scruter leurs cousins sauvages, espèce souche de tous les lapins domestiques.
En revanche, si vous rencontrez des lapins domestiques échappés, voire revenus à l’état sauvage, vous pouvez nous le préciser sur la fiche du challenge, car cela intéresse aussi Léo !